Notre avis sur Lydia

Depuis de trop longues années, les banques semblent tout contrôler. Mais ces derniers temps, il faut avouer que les choses changent un peu. Après l’apparition des banques en ligne que l’on appelle pures players et que l’on voit aujourd’hui éclater au grand jour ; après la mise à jour des grands réseaux bancaires ouverts l’offre de produits et services en ligne ; voici qu’arrivent à grands frais les néobanques. Ces banques sont encore différentes des pures players que nous connaissons. Elles privilégient avant tout la mobilité. C’est le cas de la néobanque que nous allons évoquer aujourd’hui : Lydia.

Un service de paiement qui devient néo banque

Au départ, Lydia, c’est un simple service de paiement ligne, opérationnel depuis 2013. Compte encore seulement 200 000 clients en fin d’année 2015, Lydia a opéré un changement drastique dans sa stratégie. Désormais, l’application de paiement préférée des français avance doucement sur le chemin de la banque en ligne. Depuis le 6 septembre 2016, il est désormais possible de commander une carte bleue, et de l’associer au compte Lydia. C’est une vraie révolution dans la startup française.

Le principe est donc assez simple. Vous ouvrez un compte (avec IBAN Français) chez Lydia, et vous commandez une carte MasterCard. Mais attention. Celle-ci ne sera pas gratuite. Vous devrez la payer 10 € et elle vous sera, de surcroît, facturée à 3,99 € tous les mois. Ce qui revient à une carte pour 57,88 € par an. Mais pour le reste, vous êtes libres. Entièrement libre. En effet, à l’instar de N26, la néobanque Allemande, Lydia vous permet d’interagir directement sur votre carte bleue.

Vous pouvez donc changer les plafonds de retraits et de paiements hebdomadaires, activer ou désactiver votre carte bleue, changer le code de votre carte, activer ou désactiver le paiement sans contact, etc. En bref, toutes ses fonctions normalement réservées à la banque émettrice de la carte sont dorénavant directement à votre portée. Finis les grands moments de solitude à l’heure de payer parce que le plafond de paiement hebdomadaire est atteint. Ici, si tel est le cas, vous vous rendez sur l’application sur votre smartphone et vous changez le plafond. Vous pouvez désormais payer… Tout de suite.

Parce que c’est en ça que les FinTech font fortes, dans l’application immédiate des changements, quel que soit le support. Dans l’absolu, si l’on vous dérobe votre carte, vous pouvez en changer le code confidentiel, ou directement la désactiver. Notez que dans le prix de la carte, sont compris tous les retraits et paiements à tous les DAB. Ces derniers ne génèrent donc pas de frais supplémentaires à chaque action.

 

L’application de paiement préférée des Français

 

 

 

 

Lydia, un service de paiement pour particuliers.

Mais au départ, Lydia, c’est une cagnotte, et un moyen de paiement de particulier à particulier, voire de particulier à commerçant. Le seul hic, c’est que pour pouvoir régler quelqu’un, il est préférable qu’il dispose lui aussi d’un compte Lydia. Si c’est le cas pour 10 000 commerçants en France, c’est loin d’être une réalité pour tout le monde. Mais heureusement, un compte Lydia s’ouvre en 2 minutes. Il suffit d’un numéro de téléphone et d’un mot de passe. C’est tout.

Ensuite, les paiements s’effectuent grâce à un QR Code unique, généré par l’application. Et, autre astuce pratique, Lydia est, selon ses propres termes, Techno agnostique. Et c’est une bonne nouvelle. Contrairement aux applications qui ne fonctionnent qu’avec certains smartphones ou seulement certaines banques, Lydia fonctionne quelle que soit votre banque et quel que soit votre téléphone portable. Pas de croyance exacerbée dans un service, une société ou une marque de téléphone précise. Dans les faits, 85 % des téléphones sont compatibles avec l’application Lydia.

De plus, la génération du QR Code transmet le paiement même s’il n’y a pas de réseau. Ce Code représente donc le montant payé. Et le récipiendaire dispose alors de deux choix : soit il réceptionne le paiement sur son propre compte Lydia ; soit il transfère à son tour le montant sur son compte bancaire. Comment ? En renseignant son RIB. En attendant que la démarche soit effectuée, l’argent reste « stationné » sur un compte prévu à cet effet stocké à la BNP Paribas. L’argent ne sert donc pas à spéculer. Il attend son transfert vers d’autres cieux.

 

Payer avec un numéro de téléphone.

Dans le même esprit, Lydia vous permet de payer vos amis, ou de leur transférer de l’argent simplement via leurs numéros de téléphones. C’est comme si votre numéro de téléphone devenait un RIB. En cas de paiement, les récipiendaires recevront un SMS qui leur signifiera que l’argent les attend, toujours sur le même compte gardé par la BNP Paribas. Ou bien la somme arrivera directement sur leur compte Lydia.

Plus fort encore, Lydia vous permet de payer en ligne sans avoir à renseigner votre code de carte bleue, ni même un mot de passe. Comment ? Si le commerçant est équipé de l’appli Lydia, il vous suffira de cliquer sur l’onglet « payer avec Lydia ». Un code de confirmation vous sera demandé sur votre téléphone. Dès ce code entré, vous verrez la page de paiement en ligne du site valider la commande et se rafraîchir… Sans même que vous y ayez touché. Bluffant.

 

Lydia, c’est du sérieux !

 

 

 

Et la sécurité dans tout ça.

Bien évidemment, un tel processus ne pourrait fonctionner sans une sécurité maximale. Rappelons que Lydia est un concept français, développé en France. Il bénéficie des plus hautes mesures de sécurité ; clés RSA asymétriques, chiffrement des données en 256 bit, communications SSL… Les cartes elles-mêmes ne sont pas stockées chez Lydia, mais chez Payline, leader en France des paiements sur la toile.

De surcroît, l’application est protégée. De par les fonctions décrites plus haut, d’abord, et ensuite de par le fait que chaque transaction nécessite que vous tapiez un PIN Code, que vous seuls connaissez et que vous pouvez changer à tout moment. Toutes les informations bancaires que vous laissez forcément sont elles aussi protégées, et jamais transmises à des tiers. Elles sont chiffrées. Et même si des techniciens devaient intervenir sur votre dossier pour un cas très complexe, ils n’auraient accès qu’à des informations partielles ne leur permettant aucun abus possible.

 

Conclusion.

De cagnotte et de paiements personnels, Lydia est devenue officiellement une néobanque qui propose des modes de paiement déconcertants de facilité. Un acteur supplémentaire sur le marché des banques en ligne. N’attendez pas qu’elle vous propose un placement ou une solution d’épargne. En fin de compte, son application est très semblable à celle de N26, cagnotte mise à part. La souplesse de l’utilisation de la carte bleue est un réel plus. Enfin, ce n’est plus l’établissement bancaire qui conserve la main sur vos données personnelles de carte bleue. Vous avez enfin le pouvoir de décider combien vous allez dépenser. Les plafonds n’existent plus que dans la limite de votre ragent disponible. Ce genre de système, même s’il pousse à la dématérialisation de l’argent, car il permet le paiement numérique ou par carte bleue en toutes circonstances (même dans votre taxi, si, si), permet également, et surtout, la responsabilisation et l’affranchissement des règles morales et/ou de bonne conduite édictées par les banques émettrices desdites cartes bleues. Une belle façon, simple et pratique, de prendre le large.

Rien que pour ça, on dit vive Lydia !