Notre avis sur Skrill

Un changement d’ère bancaire se profile. Exit les banques telles que nous les connaissions. Et bonjour aux services bancaires découplés, éparpillés façon puzzle, et disponibles à la demande. Bienvenus dans l’ère du choix. Vous n’avez besoin que d’un compte courant ? Sans autre service ? Alors les néobanques sont faites pour vous. Vous souhaitez surtout payer moins cher tout en conservant une gamme étoffée ? Passez du côté des banques en ligne. Vous voulez conserver votre compte dans votre banque de réseau mais jouir d’une carte bleue moins onéreuse et plus pratique ? Alors n’hésitez plus, rejoignez Skrill.

 

SIMPLE

 

Qui donc est Skrill ?

Skrill, c’est une société Anglaise qui exerce son activité depuis 2001 (au départ sous le nom de MoneyBookers). Et son activité consiste à faciliter les transferts d’argent, pour tout et pour tous. Particuliers, entreprises, pour jouer en ligne, pour transférer des fonds à un ami, pour payer en commerce physique ou en ligne, Skrill est présent et s’affiche comme un véritable leader mondial de la carte prépayée.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit pour nous. Pouvoir bénéficier d’une carte bleue Mastercard, valable dans le monde entier et nous permettant de souscrire à une offre bien moins chère que celle des banques de dépôt. Lauréat de plusieurs récompenses à travers le monde, Skrill n’est plus un tendron de l’année depuis bien longtemps. La technique est rodée et tout fonctionne parfaitement. A titre d’informations, Skrill permet le transfert d’argent par e-mail et mot de passe depuis 2002, quand d’autres s‘y attachent depuis à peine plus de 6 mois.

D’un côté, Skrill, c’est un peu le pendant de Paypal. En fait, imaginez un compte Paypal adossé à une carte bleue… Et vous avez Skrill. Certes, l’anglais est bien moins présent chez les marchands en ligne que Paypal, mais ça ne l’empêche pas d’employer 500 salariés de 30 nationalités différentes sur le globe. Skrill fut d’ailleurs le tout premier émetteur d’argent électronique reconnu par le FCA (Financial Conduct Authority, un peu l’équivalent de notre ACPR en France pour la Grande Bretagne).

 

Une carte prépayée et un compte en ligne.

De fait, la première carte prépayée Skrill date de 2009, une éternité dans le monde informatique. Et ce montage date des accords de partenariat avec Ebay, que l’on ne présente plus. Quoi de mieux que de recevoir le paiement des objets vendus et de pouvoir utiliser l’argent récolté directement sur une carte bleue ? Le géant Paypal ne permet pas cela. Et c’est justement en cela que Skrill est bien meilleur. En 2013, Skrill rachète Paysafecard, qui n’est autre que le leader Européen des moyens de paiements prépayés en ligne. Et puis ce sera le tour d’Ukash en 2014 de rentrer dans le giron de la firme anglaise.

Aujourd’hui, Skrill est disponible dans 200 pays et s’échange dans 40 devises. Des millions d’utilisateurs s’en servent quotidiennement. Et pourtant, sa notoriété n’est pas bien grande en France. Alors que l’association d’un compte équivalent à Paypal à une carte bleue prépayée Mastercard est bien une véritable révolution. Et surtout un biais pratique qui permet d’économiser du temps. Lorsque vous recevez un paiement sur Paypal, vous devez transférer l’argent sur votre compte ou vous en servir en paiement en ligne. Chez Skrill, vous pouvez payer directement chez votre boulanger ou dans votre bar préféré, sans avoir à transférer quoique ce soit. Le top !

Et ce n’est pas fini. Nous avons abordé, sur d’autres pages, les évolutions de Veritas Card ou de Lydia vers la néobanque. Pour l’instant, Skrill ne semble pas avoir projeté quoi que ce soit dans ce sens. Mais, et nous vous faisons confiance pour aller voir sur les pages en question,  le prix des cartes bleues et le coût à l’utilisation de ces cartes chez les deux néobanques citées plus haut s’avèrent assez élevées. Chez Skrill, une carte bleue ne coûte que 10 € à l’année. Et tous les transferts d’argent sont gratuits, à l’émission comme à la réception.

 

Le rechargement de la carte bleue et du compte.

 

carte-skrill-illustrationPour recharger votre carte, c’est très simple ; soit vous recevez directement un paiement sur votre compte Skrill, exactement comme pour Paypal, soit vous virez de l’argent depuis votre compte courant. Les avantages ? Outre celui déjà mentionné quelques paragraphes plus haut, à savoir la possibilité d’utilisation directe de l’argent dans la seconde qui suit la réception ou le paiement d’une vente en ligne par exemple, on
peut en mettre deux autres en avant :

 

  • La facilité de gestion de votre argent. Une carte prépayée ne permet pas le découvert. Ces cartes sont donc un excellent apprentissage de la gestion de l’argent, car limitée dans la dépense à ce qu’il y a de présent sur la carte ;
  • L’économie réalisée sur vos cotisations de cartes bleues. A quoi bon souscrire encore une carte bleue dans votre banque de dépôt, à des prix incroyablement élevés, puisque vous disposez ici d’une carte qui ne vous coûte que 10 € à l’année. Virez l’argent dont vous avez besoin, pour votre semaine, pour vos vacances, pour votre soirée, sur la carte Skrill, et servez vous gratuitement de cette carte.

Au prix auquel sont facturées les cartes bleues en banque de dépôt, ce dernier argument est un argument de poids. L’économie réalisée est substantielle. Et côté tarifs, sachez que les paiements chez les commerçants (physiques ou en ligne) est gratuit, et que, contrairement à Veritas Card, le chargement du compte est également gratuit, du moins, depuis une banque. Il peut en effet arriver que l’organisme depuis lequel vous effectuez ce rechargement vous prenne des frais. Et si vous réglez quelqu’un par adresse mail (à la manière Paypal), les frais sont limités à 1,9%, plafonnés à 20 €.

Petite surprise, les retraits sont taxés, et sévèrement. C’est le vrai point négatif de Skrill. 1,80 € par retrait, c’est effectivement très cher. Mais à compter du moment où vous pouvez payer sans contact et par carte bleue partout, pourquoi retirer du liquide ? Autre surprise, c’est qu’en cas d’inactivité, votre compte sera débité de 2 € de frais mensuels. Mais chez Skrill, l’inactivité, c’est 12 mois sans utiliser votre carte ni vous connecter une seule fois sur votre compte en ligne… ça laisse de la marge.

Côté sécurité, pas de souci à vous faire. Skrill vous demande non seulement votre mot de passe correspondant à votre identifiant, mais également un code, généré par Google Authenticator. Ce code est généré aléatoirement par l’application pour mobile. Et l’application est appairée à votre téléphone. Personne ne peut donc vous le subtiliser. Ceci dit, vous avez aussi la possibilité de préférer un code Pin à six chiffres, plus classique.

 

Conclusion.

Plus qu’une simple carte prépayée, mais moins qu’une néobanque, Skrill ne vous propose pas d’IBAN et rend le retrait d’argent liquide assez cher. Voilà pour le négatif. Pour le reste, Skrill est au top. C’est l’équivalent d’un compte Paypal muni d’une carte bleue Mastercard. C’est la Rolls du paiement en ligne et de particulier à particulier, quelle que soit la devise (attention aux taux de change toutefois !). Vous pouvez y lier un compte bancaire et une carte comme sur Paypal, et payez directement tous les commerçants, comme avec n’importe quelle carte prépayée. Le tout, pour 10 € par an, et sans frais de virements (depuis un établissement bancaire) ou de paiement. Et notez qu’en guise de recharge, Skrill n’est pas limité puisque la firme anglaise accepte  plus de 100 moyens différents pour recharger votre compte…