Notre avis sur Transcash

Les cartes prépayées inondent doucement le marché des cartes bancaires. Souvent vantées pour leurs souplesses, ces cartes sont s’avèrent surtout être de bons moyens de limiter ses dépenses, en se fixant un plancher indépassable. Étant donné qu’il faut recharger ces cartes, elles ne peuvent jamais être utilisées à découvert. Rattachées à aucun compte bancaire, ces cartes bleues sont utilisables partout, et permettent une grande liberté. Mais bien souvent, cette liberté à un coût, pas toujours annoncé d’ailleurs… Voyons ce qu’il en est avec Transcash.

Comme annoncé dans l’introduction Transcash est une carte prépayée, rechargeable. Simple de prime abord, elle s’utilise comme les autres cartes du même type, très nombreuses sur le marché. Vous rechargez. Vous utilisez. Mais toutes ne disposent pas exactement du même fonctionnement. Et, surtout, toutes ne facturent pas de la même façon…

 

Ma carte Visa sans banque

 

Comment fonctionne Transcash ?

Pour commencer Transcash est associé à une carte Visa. Ou plutôt non. A deux cartes Visa. Une noire et une rouge. Et c’est ce qui fait la particularité de Transcash. Dans les faits, la firme considère que vous n’êtes sans doute pas le seul à vouloir profiter du pécule que vous avez mis de côté sur votre carte bleue. Vous avez peut-être envie de le partager avec vos enfants par exemple, pour leur apprendre à gérer leur argent de poche numérique. Ce que l’on faisait il n’y a encore pas si longtemps avec du liquide.
Mais cela peut être intéressant si vous devez gérer une association par exemple. Pour que plusieurs personnes puissent avoir accès au même compte plafonné, selon l’autorisation du trésorier. Lui détiendrait la carte noire, les membres de l’association devant régler des frais détiendraient momentanément une carte rouge. Voilà qui pourrait s’avérer être une simplification très pratique de la gestion des déplacements des équipes pour les associations sportives, non ?

Ensuite, dans le détail, Transcash propose trois formules :

 

La formule Easy,

Avec une carte noire et une carte rouge, mais plafonnée à 250 € de solde, selon les nouvelles lois applicables depuis le 1er janvier 2017. Ce lot de deux cartes s’achète en ligne, directement sur le site Transcash, ou dans de grandes enseignes, notamment chez Auchan et Franprix. Elle permet d’utiliser la carte noire sitôt la recharge effectuée, et sans qu’il n’y ait besoin d’aucun justificatif. Une fois achetée, vous devez juste activer votre carte via sms ou sur le site Transcash. Vous achetez ensuite un coupon de recharge, que vous validez par sms, par téléphone, par internet ou encore par l’application mobile Transcash France. Il vous est également possible de recharger par le biais de votre carte bleue.

 

La formule Essential,

Avec toujours une seule carte noire et une seule carte rouge. La différence, c’est que cette fois votre solde sera monté à 2 500 €. Mais pour cela, vous aurez du verser au dossier une pièce d’identité valide. Cette fois, vous pourrez recharger, non seulement par coupons, mais également par carte bleue, par virement d’un compte bancaire, et même en espèces, un peu à l’instar de ce que fait Veritas. Et vous pouvez tout à fait scanner votre pièce d’identité et l’envoyer par mail.

 

La formule Max,

Avec cette fois une carte noire et trois cartes rouges. Ici, le plafond des dépenses est de 5 000 € mensuels. On change d’univers. Mais là, vous devrez justifier non seulement de votre identité, mais aussi de vos revenus et de votre lieu de résidence.

Si vous en avez besoin, Transcash peut livrer chez vous jusqu’à 2 cartes rouges supplémentaires, mais seulement pour la formule Max. Chaque carte vous coûtera 10 € supplémentaires. Rappelons également que l’application mobile fonctionne pour chacune de ces formules. Vous pouvez directement y consulter votre solde, transférer de l’argent et recharger votre carte noire. Tous les virements de carte noire vers les cartes rouges sont gratuits.

 

Les tarifs…

Maintenant que nous savons comment ça marche, voyons d’un peu plus près les tarifs pratiqués par Transcash. On remarquera très vite que la liberté et l’anonymat ont un prix. En effet, la première formule complètement anonyme privilégie la recharge par coupon. Mais, moins vous pourrez recharger, et plus cela vous coûtera cher. Voyez plutôt, 10 % du montant rechargé sont facturés pour les petits montants. Dur à encaisser. Enfin… Pas pour Transcash apparemment. Donc, si vous achetez un coupon à 50 €, vous paierez 55 €.

Mais il y a pire, vous pouvez également effectuer une recharge par virement. Là, il vous en coûtera 3 % du montant transféré, et vous aurez besoin de 4 jours ouvrés pour que le virement soit réalisé. Sic… Bonne nouvelle par contre, c’est que Transcash fournit un RIB. Attention, ce RIB n’est pas complètement personnalisé. Mais il permet de percevoir des virements, comme des salaires ou des prestations sociales. Très utile quand on n’a pas de compte bancaire, quelles que soient les raisons. Et ces perceptions là ne sont pas taxées. Toutes les autres recharges sont également facturées à 3 % du montant rechargé.

Le transfert d’une carte rouge vers une carte noire, ou d’une rouge vers une autre rouge est facturé à chaque fois 1 €. De plus, Transcash vous fait payer 3 € de frais de gestion par mois (gratuité en formule Max). Tous les paiements aux commerçants sont gratuits mais les retraits sont facturés à 1,50 €. Ce qui reste dans une moyenne convenable. De plus, toutes les opérations effectuées par sms sont également facturées, à 20 centimes, et les frais mensuels pour un compte dormant ne sont facturés qu’après le 12ème mois (à 5 € par mois tout de même !), un peu à l’instar de ce que fait Skrill.

Au final, Transcash n’est pas donné. Loin de là…

 

Conclusion.

Au départ, on aime bien le service. Les cartes prépayées, on connaît assez bien maintenant. Le principe de la recharge par divers moyens est acquis. Le pack de cartes bleues n’est pas facturés très cher (9,90 € le lot). Mais les coûts à l’utilisation sont exorbitants sur certains points, et notamment lorsqu’il est question des coupons, qui restent quand même, à la base, le premier intérêt de ces cartes ; transformer du liquide en numérique sans justificatif.

Par contre, on aime vraiment le concept multicarte. En famille, ou en association, l’idée peut se révéler vraiment pratique et simple d’utilisation. Encore une fois, il n’était pas nécessaire de facturer les mouvements entre cartes rouges. Puisque Transcash peut nous faire bénéficier d’un RIB. Pourquoi ne pas y associer un compte, avec un IBAN, et autoriser les transferts gratuitement sur ce compte, avec des niveaux d’autorisation de chaque carte sur le compte qui seraient directement fixés par l’utilisateur ? On y gagnerait en clarté, en simplicité, et, accessoirement, on faciliterait les recharges par virement, qui deviendraient alors des virements SEPA, moins coûteux et plus rapides…

Ah oui. Juste une dernière chose que l’on n’a pas du tout aimé ; le site internet. La page d’accueil est illisible. Il y en a partout et elle explose les yeux. Un peu de sobriété et d’efficacité ne feraient pas de mal…