La Poste, préposée pour aider les plus petites entreprises d’après Le Maire

C’est un fait plutôt inhabituel qui s’est déroulé la semaine dernière, du côté de Bercy. Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire (ex-Les Républicains, rallié à la majorité « La République En Marche » par le biais d’Edouard Philippe), s’est exprimé publiquement en faveur d’un infléchissement de la politique actuellement menée par La Poste, entreprise détenue à 73,68% par l’Etat Français.

Un appel du pied appuyé de la part de Bercy

« [Il ne faut] plus jamais en France, [que] je n’entende un très petit entrepreneur qui a besoin de 5000, 10.000 ou 15.000 euros me dire que c’est impossible de trouver cette somme-là. » C’est en ces mots que Bruno Le Maire a présenté l’une de ses préoccupations : faciliter l’initiative individuelle et l’entrepreneuriat.

Si ces vœux se sont tournés vers la Poste et sa filiale La Banque Postale, c’est parce que cette dernière est « la mieux placée pour faire cela » : l’entreprise, dans laquelle l’Etat conserve une participation majoritaire, bénéficie d’une implantation régionale très importante, d’une excellente visibilité de la part du public, et possède la capacité de s’impliquer au niveau local dans des initiatives prometteuses et des projets d’avenir.

Banque Postale Le Maire - illustration
Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances Publiques

Faciliter l’accès à la liquidité

Globalement, l’accès à des sources de financement pour les très petites entreprises reste difficile à trouver, et représente une véritable bataille au quotidien. Certaines entreprises font tout leur possible pour aider des jeunes pousses à émerger : c’est par exemple le cas de Breega Capital, ce fonds de capital-risque dédié aux jeunes pousses dont nous vous parlions hier. Mais le secteur bancaire est encore assez frileux à l’idée de financer des entreprises qui ne présentent pas forcément la meilleure attractivité financière possible.

D’autres initiatives publiques ont déjà été mises en place, à l’image de la Banque européenne d’investissement ou BPI France. Le mouvement marketing de la French Tech, porté par l’Etat et notamment par Emmanuel Macron dans les grands rendez-vous business internationaux, offre une visibilité hors-norme aux entreprises qui font leur business en France.

Du côté privé, les banques en ligne restent bien souvent cantonnées à une offre B2C, et les banques traditionnelles manquent encore de flexibilité et d’ouverture d’esprit concernant les investissements de faibles montants dans des start-ups. Ce sont les FinTechs qui font le plus bouger les choses, à l’image de Tide ou de Qonto. Peut-être que les mentalités évolueront dans les années à venir, sous l’impulsion du mouvement entrepreneurial actuel.

En parlant de FinTechs, la Banque Postale s’est offert récemment KissKissBankBank, l’une des plus grandes plateformes de crowdfunding française. Faut-il y voir une intention de se rapprocher du milieu des TPE/PME ? En tout cas, la voie est désormais tracée.

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