Et si la banque avait un rôle central dans la ville de demain ?

Les villes françaises, principalement les métropoles, se transforment et se rapprochent du concept de la “Smart City”. Les nouvelles technologies se mettent au service du nouvel urbanisme et de l’optimisation de cet espace pour les citadins. Dans ce cadre, quelle sera la place des banques ? Leur modèle doit-il (re)changer ?

La Smart City : une ville intelligente, une ville plus agréable

Mais quel est ce concept de “Smart City” dont on parle tant ? Est-ce une ville plus “intelligente”, plus connectée ? Est-ce une ville plus agréable ? Nos avis sont partagés. Les métropoles françaises ont pris ce concept pour modèle de développement. Le concept de smart city rassemble toutes les transformations urbaines et citadines relatives aux nouvelles technologies.

Ces transformations interviennent dans les domaines suivants :

  • Les transports et la mobilité des habitants. On voit en effet apparaître de nouveaux types de transport (navette sans chauffeur), transports collectifs ou partagés (Uber Pool, Bla Bla Car..), l’optimisation des places de stationnement etc.
  • L’immobilier. Les nouveaux édifices construits font la part belle aux technologies écologiques, à la verdure et à l’optimisation des espaces.
  • Les services publics. Ceux-ci sont désormais plus accessibles au grand public, dématérialisés (démarches en ligne) et mobiles. Mais surtout, ils se sont rendus participatifs et font contribuer tout le monde. On pense par exemple à l’application qui recense les déchets dans la rue ou déchetteries sauvages. On pense aussi à l’éclairage public dont la luminosité varie selon la lumière du jour.
  • Le développement durable urbain.
  • La sécurité dans les villes

Les nouvelles technologies participent à l’évolution de nos villes. Et travaillent à leur optimisation pour les rendre plus agréables.

Et les banques dans tout ça ?

Les banques au cœur de ces “smart cities”

Selon une étude menée par Novamétrie et le site web Score Advisor, 32% des répondants à l’étude estiment que les banques ont un rôle légitime d’animation et de coordination des nouveaux services des villes. Cette étude a été réalisée notamment en partenariat avec Crédit Mutuel Arkéa, la Société Générale et RCI Bank and Service auprès de 7 000 Européens.

Un tiers des répondants placent donc les banques au cœur de nos villes intelligentes et les y légitiment. Cette étude révèle aussi que c’est plutôt la jeune génération (17-24 ans) qui dispose de cet avis favorable. Elle place les banques devant les GAFA (les géants du web Google, Amazon, Apple et Facebook) mais derrière le service public.

La jeune génération serait également favorable à la mise en place d’une application unique de paiement gérée par les banques. Cette application rassemblerait de nombreux services de transport notamment (voitures, taxis, vélos en libre service, transports en commun, etc.)

La banque au cœur des échanges entre citoyens

Pourquoi placer les banques au cœur de cette ville intelligente et pas un autre acteur nous diriez-vous ? Les banques ont cette particularité de très bien connaitre tous leurs clients, de les accompagner dans leur quotidien et de connaitre et anticiper leurs habitudes de vie. Elles se constituent donc en un acteur précieux pour nos villes futures.

Au plein centre de la construction progressive de ces villes se situent nos établissements financiers. Ils auraient également la mission de fluidifier et encourager les flux d’échanges entre citoyens. En cela la banque retrouverait sa mission initiale.

En effet, les réseaux virtuels ou logistiques suffisent-ils à construire nos villes de demain ? Les habitants sont invités à co-construire, co-penser et co-agir aux côtés des institutions pour bâtir leurs nouvelles villes plus agréables. Il est donc important de bâtir une base solide de smart citizens engagés pour leur smart city.

La banque participerait à ces échanges sociaux, notamment en plaçant ses agences bancaires notamment en leur épicentre. Un lieu de rencontre, d’échange, de connexion, d’identité. Les agences peuvent devenir “des lieux d’échange, de création, de partage, entrepreneuriat”.

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