Crowdlending : les PME sont-elles vraiment rentables ?

Depuis quelques années, dans le monde de l’entrepreneuriat, la mode est au financement participatif via les plateformes sociales. Ce mode de fonctionnement permet d’amplifier la portée du « love money », cette première levée de fond qu’un individu effectue généralement autour de ses proches. L’entrepreneur trouve des fonds supplémentaires grâce à l’effet de réseau, ou à la viralité du net dans les meilleurs success stories. Si nous connaissons tous le crowdfunding, nous sommes assez peu habitué à l’expression crowdlending, qui désigne un toute autre mode de financement (qui a tout de même des similitudes avec le premier).

crowdlending

Le crowdlending, qu’est-ce que c’est ?

Contrairement au crowdfunding où le contributeur est un donateur, le crowdlending fait bel et bien appel à des prêteurs. Ces derniers, regroupés autour d’un projet commun qu’ils ont décidé de soutenir, apportent des fonds en échange d’une rémunération. Exactement comme le ferait une banque, en fait. Il s’agit donc d’un placement, qui se révèle par conséquent rentable dans le cas de prêts rémunérés. La démarche est donc différente du crowdfunding, même si elle en reprend le principe fondateur : le financement se fait sans intermédiaires, de particuliers à entrepreneur.

Est-ce intéressant ?

À en juger par les taux bruts maximum affichés par les principales plateformes de crowdlending (9,9% chez Lendix, 7% chez Lendosphère, 12% chez Look & Find, 9,9% chez Unilend, …), le crowdlending est extrêmement intéressant. La comparaison avec les taux de rémunération des placements bancaires classiques comme le Livret A ou l’assurance vie convaincra même les plus réticents. Mais comme pour tout placement, le taux de rémunération est fonction du risque pris. En cas de faillite d’un projet, c’est en effet le coup dur assuré pour l’investisseur. Il faut donc prendre le temps d’étudier les taux de défaut, indicateurs-clés de ces plateformes de financement alternatif.

Scruter la fiabilité d’un projet

L’une des clés pour bien réussir dans le crowdfunding, pour un prêteur, c’est de sélectionner des projets et des plateformes qui s’inscrivent dans une logique locale. Ainsi, sur Lendosphère, plateforme 100% dédiée aux projets de l’économie verte, on estime que 80% des projets sont financés par des riverains. Cela permet à l’investisseur d’assurer un suivi plus facile et régulier du projet, et d’avoir une meilleure connaissance de l’environnement socio-économique dans lequel ce dernier se développe.

Le deuxième point important est de multiplier les points d’entrée plutôt que de concentrer tous les investissements sur un projet. Ce principe de répartition du risque est fondamental, il permet de protéger un investisseur contre les pertes liées à la faillite d’un projet, grâce aux bénéfices espérés sur les autres. Certains organismes proposent des assurances partielles ou totales, mais qui amputent forcément la rémunération espérée.

Projets innovants, besoins en fonds de roulement pour les premiers mois d’activité, investissements matériels ou immatériels : les PME comptent de plus en plus sur le crowdlending plutôt que sur les banques traditionnelles pour se financer. Le marché se structure progressivement autour de plateformes qui font un tri préliminaire parmi les projets pour proposer les meilleurs à leurs clients. En attendant son arrivée à maturité, le crowdlending est la garantie de placements rémunérateurs et peu risqués, qui représente une alternative bienvenue aux marchés boursiers.

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