Le mobile est-il en route pour devenir le moyen de paiement n°1 ?

2017 sera-t-elle la véritable année de métamorphose des usages en matière de pratiques bancaires ? C’est ce que porte à croire l’actualité récente. Entre la consolidation globale du marché de la banque en ligne, le lancement imminent de nouvelles entités comme Orange Bank, l’arrivée sur le marché de nouveaux acteurs très variés tels que Carrefour, Fnac ou des néobanques issues du mouvement FinTech, … le mouvement s’intensifie, avec une orientation assumée vers le mobile banking.

Le mobile au centre des préoccupations des nouveaux acteurs

La dynamique actuelle des banques en ligne replace le consommateur au centre du processus de réflexion. Il faut être pratique, rapide, peu encombrant, et flexible. Les annonceurs rivalisent donc d’ingéniosité pour rendre leurs produits plus attractifs. Et à ce jeu-là, la connectivité et la mobilité d’une banque sont ses meilleurs atouts. Plus de 10% des Français sont aujourd’hui clients d’une banque en ligne. Ces dernières connaissent bien souvent une croissance à deux chiffres depuis plusieurs années, et la tendance n’est pas prête de s’inverser car des dispositifs facilitateurs voient le jour sur le plan législatif. C’est le cas de la loi Macron, entrée en vigueur le 6 février 2017, qui facilite grandement la mobilité bancaire, y compris d’une banque physique vers une banque en ligne.

Parmi les banques en ligne, certaines ont fait le choix d’être 100% numériques. C’est le cas de N26 (anciennement connue sous le nom de Number 26), une néobanque allemande dont nous parlions ici, et qui s’apprête à révolutionner notre conception du secteur bancaire grâce à son application mobile. Elle propose en effet un système de notifications afin de suivre ses opérations bancaires en temps réel, mais aussi de choisir et changer soi-même son code de carte bleue sans intervention ni facturation de la banque. D’autres sociétés, même si elles ne sont pas des banques à part entière, apportent aussi un vent de dynamisme au marché : Linxo et Lydia, par exemple, font la jonction entre la banque traditionnelle et le suivi mobile de ses comptes.

Une autre tendance est celle du paiement mobile, qui suscite bien des convoitises. Amazon et Apple se sont lancés à corps perdus dans la bataille avec leurs applications de paiement respectives. Plus timides, Facebook et Twitter ont expérimenté des systèmes de paiement mobile, mais à une toute autre échelle qu’Amazon et Apple qui disposent déjà d’une solide implantation physique dans de nombreux pays du monde. Un avantage indéniable pour déployer rapidement une solution logicielle en utilisant son réseau existant.

Les enjeux sont extrêmement importants, notamment dans les pays en développement. De nombreux pays d’Afrique ou d’Asie ont en effet sauté la vague technologique du “Personnal Computer” des années 1990-2000 pour s’ancrer directement dans un consumérisme mobile. Le taux d’équipement en smartphones, et le taux de consultation du Web sur mobile y dépassent largement ceux des pays occidentaux. De la même manière, les banques en ligne et le paiement mobile pourraient supplanter le système bancaire traditionnel dans ces pays, avant même qu’il s’y implante.

La technologie, un facilitateur du mobile banking

Toutes ces avancées résultent de l’utilisation agile de nouvelles technologies de l’information. Intelligence artificielle, authentification digitale, par reconnaissance faciale ou scan rétinien, …Payer via son mobile ces technologies autrefois cantonnées aux gadgets de films d’espionnage nous servent aujourd’hui au quotidien, pour déverrouiller nos smartphones des centaines de fois par jour. Dans un futur très proche (pour ne pas dire déjà existant), elles pourraient être utilisées pour authentifier de manière sûre un virement en ligne, ou l’accès à notre gestion de compte en banque.

Cette révolution des usages n’est pas limitée à une zone géographique particulière : l’Europe, les Etats-Unis et plus largement les “pays du Nord” disposent d’un taux d’équipement mobile très élevé (de l’ordre de 90% pour les mobiles, et 60% pour les smartphones). Mais avec leur rapport particulier à l’Internet mobile, l’Afrique et l’Asie pourraient bien nous réserver des surprises dans les usages, dont nous pourrions tirer des leçons sous nos latitudes.

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